Initiative
Une offre renforcée pour une accessibilité universelle
Ce projet assure le développement d’un réseau moderne et de haute qualité sur tout le territoire. La Confédération et les cantons coordonnent rail, tram, bus, bateau et installations à câbles pour une offre fiable et fréquente. Favorisant l’intermodalité entre la marche, le vélo, l’autopartage et les transports publics, le réseau devient une véritable alternative à la voiture, même en zones périphériques.
Un abonnement général (AG) à 1’095 CHF par an
L’initiative plafonne l’abonnement général à 1’095 par, soit 3 CHF par jour. Face à un prix actuel qui va dépasser les 4’000 CHF, cette mesure assure un accès simple et abordable aux grandes lignes nationales. Se déplacer redevient ainsi un droit accessible à tous les budgets.
Des gratuités locales et régionales
L’initiative offre la gratuité locale et régionale à toute la population. Les jeunes jusqu’à 25 ans, les personnes en apprentissage et en études, retraitées ou à revenus modestes bénéficient de la gratuité nationale. Ces gratuités seront accordées progressivement, assurant une transition sereine, par étapes.
Garantir un financement stable et durable
L’initiative assure un financement d’au moins 8 milliards de francs par an. Cet investissement annuel garantit la qualité du réseau ainsi que des conditions de travail dignes. Le projet se réalise sans hausse de la TVA, ni d’impôts grâce à un versement mobilité des plus grandes entreprises, une contribution des véhicules de luxe les plus polluants et une redirection partielle des fonds autoroutiers.
Une gouvernance démocratique et transparente
L’initiative instaure une gestion équitable des transports publics. En agissant en dehors des cercles électoraux et de l’influence des lobbies, cette gouvernance démocratique implique tous les acteur·ices et utilisateur·ices des transports publics afin d’identifier les besoins réels et de garantir une planification rationnelle du réseau et une utilisation transparente des ressources financières.
Lire le texte de l'initiative
Initiative populaire fédérale
« Pour une politique juste et durable des transports publics
(pour des transports publics gratuits) »
L’initiative populaire a la teneur suivante :
La Constitution1 est modifiée comme suit :
Art. 81a Transports publics
1 La Confédération et les cantons sont chargés de mettre en oeuvre une politique conforme aux exigences de la durabilité forte et de la justice sociale dans le domaine des transports publics, notamment :
- en garantissant un développement de transports publics de qualité ainsi qu’une desserte suffisante, équitable et cohérente de toutes les régions du pays, par rail, tram, bus, bateau et installations à câbles ;
- en garantissant l’accessibilité des transports publics, notamment par
l’instauration de la gratuité dans le domaine des transports publics, à l’exception des grandes lignes, pour lesquelles un abonnement général facultatif à tarif solidaire de 1095 francs par an au plus est proposé ; cette gratuité peut être élargie ; pour les grandes lignes, une tarification complémentaire reste possible ; la gratuité universelle est accordée à toutes les personnes âgées de moins de 26 ans, aux étudiants, aux apprentis et aux bénéficiaires de l’assurance-vieillesse et survivants, de l’assurance-invalidité, de l’allocation pour perte de gain, de l’assurance-chômage et de l’aide sociale ; - en tenant compte, dans le cadre de leur action, de la nécessité de tendre vers un report modal des transports individuels motorisés vers les transports publics et les mobilités actives ;
- en prenant toutes les autres mesures nécessaires afin de favoriser la mise en oeuvre de cette politique.
2 Le financement de cette politique est assuré par un fonds. Ce fonds sert également à alimenter le fonds d’infrastructure ferroviaire afin de permettre le maintien et le développement des infrastructures. Il est alimenté par les moyens suivants :
- le produit net des recettes provenant des grandes lignes visées à l’al. 1, let. b ;
- un prélèvement sur la masse salariale des entreprises, excepté les personnes exerçant une activité indépendante et les entreprises de moins de 11 salariés ;
- des contributions additionnelles et progressives sur l’achat et l’immatriculation des véhicules motorisés individuels de forte cylindrée et de luxe, selon des critères de puissance, de poids, d’émissions et de valeur, sans préjudice des compétences fiscales cantonales ;
- une réaffectation partielle des recettes du fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomération.
3 La gouvernance de ce fonds est assurée par un organe indépendant composé à parts égales de représentants des collectivités publiques, des entreprises de transport public, des partenaires sociaux et des usagers.
Art. 86, al. 2bis
2bis Une partie du fonds, à l’exception des parts allouées aux projets d’agglomération et au fonds d’infrastructure ferroviaire, est réaffectée au financement du fonds mentionné à l’art. 81a, al. 2.
Art. 87a, al. 2, let. e
2 Le financement de l’infrastructure ferroviaire est assuré par un fonds. Celui-ci est alimenté par les ressources suivantes :
e. un transfert partiel du fonds mentionné à l’art. 81a, al. 2.
Art. 197, ch. 172
17. Disposition transitoire ad art. 81a, 86, al. 2bis, et 87a, al. 2, let. e (Transports publics)
1 Le financement du fonds est activé dès la première année suivant l’acceptation des art. 81a, 86, al. 2bis, et 87a, al. 2, let. e. Dans les 24 mois suivant leur acceptation, la Confédération et les cantons :
- instituent le fonds mentionné à l’art. 81a, al. 2, en coordination avec les entreprises de transport public et les partenaires sociaux, et adoptent les lois et ordonnances nécessaires à sa mise en oeuvre ;
- constituent l’organe de gouvernance du fonds mentionné à l’art. 81a, al. 3 ;
- garantissent un financement minimum de 1 % du produit intérieur brut annuel.
2 La mise en oeuvre de la gratuité ne doit en aucun cas entraîner une dégradation de l’offre et des conditions de travail, ni justifier des réductions budgétaires affectant d’autres prestations d’intérêt public. Elle s’ajoute aux engagements existants de financement du service public des transports.
3 La gratuité des transports publics est mise en oeuvre progressivement selon le calendrier suivant :
- dans un délai de 6 mois après l’acceptation des art. 81a, 86, al. 2bis, et 87a, al. 2, let. e, elle s’applique sans restriction à tous les usagers de moins de 26 ans, aux étudiants et apprentis, ainsi qu’aux bénéficiaires de l’assurance-vieillesse et survivants, de l’assurance-invalidité, de l’allocation pour perte de gain, de l’assurance-chômage et de l’aide sociale ;
- dans un délai de 3 ans après l’acceptation des art. 81a, 86, al. 2bis, et 87a, al. 2, let. e, elle s’applique au reste des usagers, sauf pour ce qui est des grandes lignes ;
- dans un délai de 5 ans après l’acceptation des art. 81a, 86, al. 2bis, et 87a, al. 2, let. e, l’abonnement général facultatif à tarif solidaire visé à l’art. 81a, al. 1, let. b, est introduit pour les grandes lignes.
4 Le fonds mentionné à l’art. 81a, al. 2, est alimenté, dès son institution, par 33 % du fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomération. Après 5 ans et proportionnellement au report modal, cette part peut varier entre 25 et 50 %.
1 RS 101
2 Le numéro définitif de la présente disposition transitoire sera fixé par la Chancellerie fédérale après le scrutin.
1 - JUSTICE FISCALE : Amener du pouvoir de vivre
Face à l’explosion des loyers et des primes, s’attaquer au prix des transports publics est une première étape pour affronter la crise du coût de la vie. L’initiative instaure des gratuités locales et ciblées, sans aucune hausse d’impôt ou de la TVA et garantit l’AG à 1’095 CHF pour les grandes lignes.
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Ce projet est né d’une réalité devenue intenable : la Suisse traverse une crise profonde du coût de la vie. Les factures de santé, les loyers, l’alimentation, les places en crèche, tout augmente, sauf les salaires. Au milieu de ce marasme, les transports publics sont devenus un poste de dépense délirant : en 30 ans, leurs tarifs ont doublé. L’Abonnement Général à plus de 4 000 CHF est devenu une charge que beaucoup ne peuvent plus assumer. L’initiative propose de plafonner l’AG à 3 CHF par jour (1 095 CHF/an) et d’offrir la gratuité totale à toute le monde pour les réseaux locaux ainsi qu’une gratuité totale pour les réseaux intercantonaux aux jeunes de moins de 25 ans, aux étudiant·es et apprenti·es, aux retraité·es et aux personnes les plus précaires.
Aujourd’hui, les usager·ères et les contribuables assument une part massive du financement des transports publics, souvent au-delà de leurs moyens. Pourtant, sans l’initiative pour des transports publics gratuits, les coûts des transports publics pourraient augmenter de 30 %, selon l’Union des transports publics. Face à cela, les réponses proposées par les politiques actuelles restent les mêmes : hausse de la TVA, augmentation des tarifs, précarisation du personnel et fermeture progressive des petites gares. Agissons! refuse cette fatalité.
Cette initiative instaure une contribution solidaire. Tout d’abord, des entreprises de plus de 10 employé·es, qui génèrent une part importante des déplacements quotidiens liés au travail et bénéficient directement de la qualité du réseau, sans y participer. Demain, elles soutiendront la mobilité d’une grande partie de la population. A cet effort collectif s’ajoutent des taxes sur les véhicules de luxe et une redirection partielle des fonds autoroutiers (FORTA). Cette initiative instaure un financement solidaire où chacun·e – entreprises, usager·ères, propriétaires de véhicules polluants et l’État – participe à garantir un service public accessible à toutes et tous. Ce n’est pas une dépense publique de plus, mais une mesure de justice fiscale qui remplace une taxe au ticket injuste et redonne du pouvoir d’achat à la population.
2 - UNE ÉCOLOGIE à la portée de toutes ou tous
En Suisse, les transports routiers génèrent 32 % de nos émissions de CO₂ . Pour opérer une transition juste, l’initiative propose une alternative robuste et accessible : combiner des gratuités ciblées et progressives, avec des investissements massifs dans le réseau et la qualité des transports publics pour réduire enfin notre dépendance à la voiture et au pétrole.
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On ne résoudra pas l’urgence écologique en se contentant de punir les automobilistes. En Suisse, pour beaucoup, la voiture reste une obligation faute d’alternative crédible. Cette initiative propose une autre approche : rendre les transports publics gratuits tout en investissant massivement dans le réseau – fréquence des bus et des trains, qualité du service, coordination et couverture du territoire – afin d’offrir une véritable alternative à la voiture fiable et accessible, y compris hors des grands centres urbains.
Car la gratuité seule ne suffit pas si l’offre reste insuffisante ou peu fiable. En revanche, lorsqu’elle s’accompagne d’investissements ambitieux dans le réseau, les résultats sont concrets : au Luxembourg comme à Dunkerque, cette combinaison a permis une forte augmentation de l’utilisation des transports publics et une diminution de la dépendance à la voiture, avec des taux de satisfaction de plus de 90 %.
Choisir les transports publics, c’est refuser que l’extension des autoroutes continue de fragmenter nos paysages et de détruire la biodiversité. C’est transformer nos déplacements en voiture – qui sont aujourd’hui l’une des principales sources d’émissions de CO₂ sur le territoire suisse – en une alternative collective plus durable et respectueuse du vivant. Chaque trajet gagné sur la voiture, c’est un air plus pur pour les piéton·nes et un avenir plus sûr pour les générations futures.
En privilégiant les mobilités actives comme la marche et le vélo et en rendant les transports publics gratuits, nous protégeons l’environnement. Il s’agit de stopper la spirale du « tout-routier » qui crée toujours plus de trafic, de pollution et de dégradation de la biodiversité.
L’initiative se donne les moyens de réussir en investissant au moins 8 milliards de francs par année, soit 1 % du PIB, dans la gratuité et dans la qualité du réseau des transports publics. Ce financement est assuré en partie par une contribution des gros cylindrés de luxe et la redirection partielle des fonds autoroutiers (FORTA). Le but: faciliter l’accès aux transports publics, tout en libérant l’espace routier pour ceux qui n’ont pas d’autre solution comme les artisan·es, les livreur·euses ou les services d’urgence.
Enfin, l’initiative normalise une mobilité respectueuse de l’environnement. En soutenant ce projet, nous sortons de l’écologie punitive pour entrer dans une politique de bon sens. Une politique qui protège la biodiversité et le climat, tout en améliorant concrètement la qualité de vie de toutes et tous.
3 - JUSTICES DE MOBILITÉ : La fin de l'isolement forcé
Aujourd’hui, votre liberté de mouvement dépend de votre revenu, de votre genre, de votre santé et de votre lieu de vie. L’initiative brise ce mur : elle transforme la mobilité en un droit réel pour que personne ne soit exclu·e de la société faute de moyens ou d’accès.
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Se déplacer n’est pas un luxe, c’est la clé de tous nos autres droits. Pourtant, en Suisse, la mobilité est une loterie sociale. Les ménages consacrent en moyenne 8 % de leur budget à leurs déplacements, un poids qui devient un mur infranchissable pour les jeunes en formation ou les familles monoparentales – très souvent gérées par des femmes. Cette “précarité de mobilité” force les plus modestes à renoncer à des soins ou à des opportunités d’emploi. Sans action, le statu quo ne fera qu’aggraver ces inégalités : les tarifs continueront de grimper tandis que l’exclusion se cristallisera, tout en renforçant notre dépendance à la voiture. L’initiative transforme cette contrainte en dignité : la gratuité totale pour les jeunes, les aîné·es et les plus modestes garantit que personne, dans notre pays, ne sera assigné·e à résidence faute de moyens.
Mais la justice ne s’arrête pas au prix ; elle concerne aussi l’accès universel et digne. Pour une personne en situation de handicap ou un parent avec une poussette, la gratuité n’a aucun sens si la gare est inaccessible. L’initiative charge la Confédération de financer enfin la mise en conformité totale de nos infrastructures (LHand), garantissant une mobilité sans obstacles pour toutes et tous. Elle répare aussi la fracture territoriale : en investissant au moins 8 milliards de francs par an, nous sortons de la logique de rentabilité qui sacrifie les régions périphériques au profit des centres urbains. Que l’on soit une habitante des Grisons, un usager de la Vallée de Joux ou une travailleuse frontalière, le droit à une desserte de qualité doit être le même.
La justice, c’est aussi garantir à nos enfants le droit d’hériter d’un monde respirable et habitable. Aujourd’hui, le secteur des transports reste le premier émetteur de CO₂ en Suisse. Continuer de pénaliser financièrement l’usage du train ou du bus, c’est condamner les jeunes de demain à subir les conséquences climatiques de notre manque d’action d’aujourd’hui.
L’école publique est gratuite, les routes communales sont gratuites : nos transports publics doivent devenir ce bien commun accessible à toutes et tous. Passons d’un système qui contrôle et exclut à un réseau qui relie les humains, respecte leur territoire et préserve leur cadre de vie. Bâtissons une Suisse solidaire où la liberté de se déplacer n’est plus un privilège, mais un droit constitutionnel pour chaque citoyenne et chaque citoyen.
4 - MOINS DE POLLUTION, MOINS DE STRESS, moins de primes et plus de qualité de vie
Le trafic routier nous coûte cher : le bruit, la pollution et le stress impactent directement notre santé, dont le coût fait grimper les primes d’assurance-maladies. L’initiative apaise notre quotidien et protège nos poumons en offrant une alternative simple, sûre et accessible à toutes et tous.
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Chaque matin, des milliers de Suisse·sses commencent leur journée dans les bouchons. Ce stress chronique est un poison pour la santé mentale et physique. Et c’est un cercle vicieux, puisque les coûts de santé liés à la pollution de l’air et au bruit se comptent en milliards en Suisse. Chaque année, ces nuisances provoquent des maladies cardiovasculaires et respiratoires sévères. Des milliers de morts pourraient être évitées chaque année. Et qui paie la facture ? Nous toutes et tous, à travers l’un des problèmes fondamentaux de notre quotidien : l’explosion constante des primes d’assurance-maladies.
En développant les mobilités actives — marche, vélo — et en rendant les transports publics abordables, accessibles et de qualité, l’initiative encourage une véritable politique d’intermodalité, où chaque mode de transport se complète intelligemment. Elle soutient le développement de projets d’autopartage collectif, facilite les connexions entre trains, bus, vélos et à pied, et repense l’espace public au service des habitant·es.
Désengorger les villes du trafic routier permet de libérer de l’espace pour élargir les trottoirs, mieux protéger les piéton·nes de la pollution et développer des pistes cyclables plus larges, sûres et continues. Cette transformation contribue à créer des villes plus calmes et plus agréables à vivre. Car la qualité de vie, c’est aussi le retour au calme et à la sécurité, tant dans les agglomérations que dans nos villages.
Réduire la pollution atmosphérique et sonore, c’est aussi diminuer la pression sur les coûts de santé qui pèsent aujourd’hui lourdement sur les ménages. Le bruit routier touche 1 personne sur 7 en Suisse, perturbant le sommeil et augmentant les risques d’hypertension. Dans les campagnes, la réduction du trafic de transit redonne vie aux cœurs de villages. Et une politique de santé, c’est aussi une politique de sécurité. Trop de parents craignent aujourd’hui de voir leurs enfants partir seul·es à l’école face à l’explosion du nombre de véhicules toujours plus puissants, comme les SUV, dont la dangerosité en cas de choc est fatale pour les plus jeunes. En réduisant le flux automobile, nous transformons nos quartiers en espaces sécurisés où chaque génération peut circuler sans crainte.
La santé publique n’est pas un concept abstrait, c’est le droit de dormir sans bruit, de respirer sans danger et de voir nos enfants grandir dans un environnement sûr. En soutenant ce projet, nous ne choisissons pas seulement un tarif, nous décidons d’investir dans notre bien-être quotidien et de protéger l’avenir de notre système de santé.
5 - DES TRANSPORTS PUBLICS RAPIDES ET GRATUITS pour soutenir l’économie locale
Les bouchons et l’augmentation du prix des carburants freinent l’économie locale. Les transports publics gratuits soutiennent nos commerces de proximité, créent des emplois en Suisse et protègent notre souveraineté économique.
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Pour nos commerces de proximité et nos cœurs de villages, l’initiative est une réponse vitale face aux géants de la vente en ligne. En supprimant la barrière du prix, nous rendons l’accès aux commerces locaux immédiat et naturel. Les expériences internationales le prouvent : quand le trajet est abordable et de qualité, la fréquentation des centres-villes augmente. L’argent économisé par les ménages sur le transport est directement réinjecté dans la consommation locale. C’est un cercle vertueux qui protège nos emplois et maintient la vitalité de nos quartiers.
L’initiative est aussi un investissement productif majeur pour notre souveraineté. Chaque année, la Suisse dépense des milliards de francs pour importer du pétrole, finançant souvent des régimes autoritaires. En basculant vers une mobilité électrique et collective, nous gardons cet argent en Suisse. Les investissements d’au moins 8 milliards investis chaque année créent des milliers d’emplois de qualité, non délocalisables, qui alimentent nos systèmes sociaux et fiscaux. Plutôt que de subir l’hémorragie de nos capitaux, nous choisissons d’investir dans notre propre économie et dans le savoir-faire de nos entreprises locales.
Enfin, ce projet garantit la robustesse de notre système face aux crises à venir. La situation actuelle arrive à ses limites et le coût de l’inaction climatique – dégâts sur les infrastructures, instabilité énergétique – est une menace réelle pour notre prospérité. En libérant la route pour les artisan·es, les livreur·euses et les services d’urgence grâce au report modal, nous réduisons les pertes de productivité liées aux bouchons. Nous remplaçons une économie de la vulnérabilité par une économie de la résilience. En portant ce projet, nous choisissons de soutenir l’économie réelle et de bâtir une Suisse agile, autonome et durable.
6 - REPENSER ENSEMBLE la mobilité de demain
Un investissement d’au moins 8 milliards de francs par année exige une tenue exemplaire des comptes. L’initiative impose une gestion transparente et paritaire où les usager·ères et les salarié·es choisissent les priorités, garantissant que chaque franc serve la qualité du réseau et leurs besoins essentiels plutôt que l’intérêt des lobbies.
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On ne peut plus confier l’avenir de notre mobilité à des logiques purement comptables ou à des décisions prises dans des bureaux fermés. L’initiative renforce la démocratie : elle impose une gestion paritaire qui place enfin les usager·ères et les salarié·es au cœur des décisions. Cet organe de pilotage indépendant garantit que les investissements répondent aux besoins réels de la population, comme la cadence des bus en zone rurale ou l’accessibilité des gares, et non aux pressions des groupes d’intérêt. C’est la fin des projets déconnectés de la réalité et du gaspillage des fonds publics.
Cette nouvelle gouvernance est le garant d’un service public humain et accessible. Elle met fin à la bureaucratie inutile des systèmes de contrôle et de billetterie pour réallouer ces ressources à l’accompagnement des personnes à mobilité réduite, à la sécurité et à la maintenance du matériel. L’initiative sanctuarise le financement de conditions de travail dignes, pour les femmes et les hommes qui sont garant·es de la fiabilité de notre réseau de transports. Des conducteurs et conductrices respecté·es, du personnel de maintenance en nombre suffisant et des moyens de sécurité renforcés : c’est la condition absolue pour un service fiable, ponctuel et sûr pour toutes et tous. En intégrant l’expertise de terrain des salarié·es à la gouvernance, nous utilisons le savoir-faire de celles et ceux qui connaissent chaque kilomètre de rail pour planifier un réseau suisse d’excellence, capable d’absorber les besoins de demain.
En gravant ce modèle dans la Constitution, nous protégeons les transports publics comme un bien commun inaliénable. La transparence est totale : chaque citoyenne et citoyen peut vérifier que son argent finance une mobilité inclusive, sûre et efficace. En soutenant ce projet, nous choisissons une gestion responsable pour un service public dont nous serons fier·ères pour les générations à venir.